Élections en Albanie : entre rêve européen et corruption omniprésente

Meeting du Parti socialiste à Tirana @ LS

RTS – La matinale – 09.05.2025 – Audio – 5 min

Principale promesse de campagne du Premier ministre, Edi Rama : l’adhésion du pays à l’Union européenne. Mais le chef du gouvernement reste très critiqué par ses opposants qui l’accusent de corruption et de dérive mafieuse.

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Le reportage sur le site de la RTS (à 6h15).

En Albanie, la villa de l’ancien dictateur Enver Hoxha ouverte au public

Ouverture au public de l’ancienne demeure du dictateur albanais, Enver Hoxha @ LS

France Inter – Un Jour dans le Monde – 23.04.2025 – Audio – 5 min

Le petit pays des Balkans, marqué par un demi-siècle de dictature communiste, cherche à rejoindre l’Union européenne. Symbole du passage de la répression à l’ouverture, la villa de l’ancien dictateur Enver Hoxha vient d’être convertie en résidence d’artistes ouverte au public.

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Le reportage sur le site de France Inter.

«Nobel de l’environnement» : ils ont défendu le dernier grand fleuve sauvage d’Europe

Olsi Nika et Besjana Guri dans la vallée de la Vjosa @ LS

Reporterre – 24.04.2025 – Article

La Fondation Goldman a désigné les lauréats 2025 de son prix de défense de l’environnement. En Europe, deux militants albanais ont été honorés pour leur défense de la Vjosa, l’un des derniers fleuves sauvages du continent.

« Quand on m’a annoncé la nouvelle, c’était un choc et une immense surprise. Pour être honnête, je ne connaissais même pas ce prix, ce que c’était et ce qu’il représentait… » C’est une consécration plus qu’inattendue pour Olsi Nika, 39 ans. Le responsable de l’ONG EcoAlbania et sa camarade, Besjana Guri, 37 ans, se sont vus décerner lundi 21 avril à San Francisco le prix Goldman, surnommé le « Nobel de l’environnement », attribué annuellement à des militants écologistes sur chaque continent.

Ce premier prix albanais récompense leur incroyable campagne pour protéger la Vjosa, un fleuve de 270 km de long qui coule dans le sud du pays, considéré comme l’un des derniers grands fleuves sauvages du continent.

Manifestations, soutien aux communautés locales, expéditions scientifiques, mobilisation des médias internationaux, poursuites judiciaires… En plus de dix ans d’activisme, « Besi » et « Olsi » ont fait échouer les multiples projets de barrages qui menaçaient « le cœur bleu de l’Europe ». Et pas seulement : depuis mars 2023, la Vjosa ainsi que plusieurs de ses affluents ont été officiellement désignés parc national par le gouvernement albanais.

Dans cette région d’élevage et d’agriculture paysanne, le projet de parc était largement soutenu par les habitants : le fruit d’un intense et patient travail de terrain des militants écologistes. Olsi et Besi ne cessent d’arpenter chaque village de la vallée afin d’aider les populations locales à faire face aux mensonges des promoteurs de barrages et des autorités.

« En tant que femme, cela n’a pas toujours été facile, car on se retrouve devant une foule composée uniquement d’hommes, raconte Besjana Guri. Mais grâce à notre travail, j’ai réussi à créer une relation de respect et d’accord réciproques. À la fin, ils voyaient bien que c’était pour eux que j’étais là, pour les défendre et les épauler. » Aidés par les ONG autrichienne et allemande, RiverWatch et EuroNatur, les militants d’EcoAlbania ont aussi bénéficié du soutien de la marque Patagonia et de personnalités comme Leonardo Di Caprio.

Demeurée libre d’obstacles, l’exceptionnelle dynamique fluviale du bassin versant de la Vjosa est ainsi protégée. Soit 13 000 hectares de cours d’eau à écoulement libre, et avec eux, une multitude d’habitats sensibles ainsi qu’une biodiversité exceptionnelle qui passionnent les chercheurs.

« Ce prix prestigieux peut être une source d’inspiration pour les autres mobilisations en faveur de la nature en Albanie et ailleurs, se félicite Olsi Nika. Le modèle de la Vjosa comme parc national est vraiment spécial : il montre que la nature doit être protégée en considérant l’intégrité des écosystèmes et pas seulement de petits bouts de territoires. »

Le parc national de la Vjosa : un « modèle » déjà menacé

Si ce prix est d’abord synonyme de réjouissances, il vient aussi conforter les militants face à des défis toujours plus nombreux. « Nous n’avions pas envisagé tous les problèmes qu’il faudrait affronter après la proclamation du parc, explique Besjana Guri. Extraction de graviers et de pétrole, déchetteries illégales, dérivation d’eau… Le problème le plus urgent est le détournement de l’eau du principal affluent pour alimenter le développement du tourisme de masse sur la côte. » Depuis des semaines, les habitants de la vallée de la Shushica bloquent le chantier et ils empêchent la mise en tuyau de cet affluent de 80 km, partie intégrante du parc national.

Dans un pays d’à peine plus de deux millions d’habitants, le gouvernement albanais vise fièrement les 30 millions de visiteurs d’ici 2030. Ce développement effréné du tourisme met à rude épreuve les milieux naturels : la côte comme les villages de montagnes sont défigurés par d’innombrables édifices de béton, et un aéroport se construit dans le delta de la Vjosa. « Nous sommes face à un grand dilemme entre un développement économique rapide et la préservation de notre patrimoine environnemental exceptionnel, constate Olsi Nika. Nous sommes là pour le défendre. »

L’article sur le site de Reporterre.

Au Kosovo, les familles de disparus attendent encore

Monument à Pristina pour les plus de 1600 disparus de la guerre du Kosovo @ LS

RFI – Accents d’Europe – 22.04.2025 – Audio – 5 min

Depuis février 2022 et le retour de la guerre en Europe, la crainte d’une déstabilisation de certains territoires ou de la reprise de conflits gelés inquiète régulièrement experts et ambassades, notamment dans les Balkans. La question des 1.600 disparus est au cœur du bras de fer qui oppose la Serbie et son ancienne province majoritairement peuplée d’Albanais, le Kosovo. Belgrade et Pristina s’accusent mutuellement de ne pas donner accès aux archives et à l’ensemble des fosses communes. Pendant ce temps, les familles, elles, attendent toujours.

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Le reportage sur le site de RFI.

«Je ne bouge pas d’ici» de Rumena Buzarovska, racines macédoniennes

Promotion du dernier livre de Rumena Bužarovska à Skopje @LS

Libération – 18.04.2025 – Article

Dans son nouveau recueil de nouvelles, l’écrivaine féministe de Macédoine du Nord poursuit sa satire de la famille et questionne les illusions de l’émigration.

Femme ou homme, aucun personnage des nouvelles de Rumena Buzarovska n’échappe à la complète mise à nu de ses défauts et de ses préjugés. Jalousie, lâcheté, arrogance…, la plume malicieuse de l’autrice macédonienne de 44 ans se délecte des petitesses d’âmes formatées par les contraintes sociales. «J’aime critiquer la société, et je déteste le sentimentalisme, sourit-elle, assise à un café de son quartier résidentiel de Skopje, quelques heures avant de s’envoler pour une tournée promotionnelle en Espagne. L’humour me permet de tuer ce sentimentalisme, et c’est également le meilleur moyen pour pointer la rigidité, le sexisme ou le racisme de quelqu’un.»

A la troisième ou à la première personne, les femmes quadras de la classe moyenne qui s’expriment majoritairement dans ses livres voient leurs émotions exposées sans filtre, âprement moquées, mais avec une bienveillance certaine. Désabusées, Vesna, Sofia ou Svetlana doutent, et elles s’épuisent à tenir leur rôle de mère, d’épouse ou de célibataire. Elles sont tout autant incapables que les hommes qui les entourent de dépasser le conformisme moderne et de communiquer avec l’autre. «C’est l’une des choses que je veux faire : humaniser les femmes et leurs défauts, et ne pas les juger plus ou moins durement que les hommes.» Cette aspiration ne surprend pas dans les Balkans.

Si elle est aujourd’hui l’une des écrivaines les plus en vue de la région, traduite dans plus d’une douzaine de langues, «Rumena» y est avant tout associée à la cause des femmes. Depuis sa découverte, étudiante, du Deuxième Sexe, voilà plus de vingt ans que cette traductrice et enseignante de littérature américaine à l’Université de Skopje dénonce «les mensonges» de la famille traditionnelle. Elle mène ses combats en tête des cortèges contre le patriarcat local, et encore plus à travers ses podcasts, particulièrement suivis en Macédoine du Nord et ses 1,8 million d’habitants. Tout comme son statut d’écrivaine féministe, elle revendique son militantisme né d’un profond sentiment d’injustice.

«Perçue comme une mère potentielle»

«Dès le début de ma puberté, j’ai compris que j’étais traitée différemment de mon frère, confie-t-elle avec une simplicité généreuse. Je ne pouvais pas sortir comme lui, car j’étais perçue comme une mère potentielle, avec le risque de “ruiner le nom de famille”. Cela m’a rendu profondément amère. Mes écrits et mon activisme viennent de ce sentiment.» Dans des sociétés balkaniques «qui n’ont pas fait leur révolution sexuelle» et où les femmes ont longtemps été tenues à l’écart des débats publics, Rumena Buzarovska se réjouit de l’arrivée de la vague MeToo. Et de concepts qui résonnent avec Mon cher mari, son premier recueil traduit en français en 2022 : «narcissisme»«gaslighting», «male gaze»…

Plus que le couple et la (difficile) relation à l’autre, c’est cette fois-ci le rapport au lieu et aux espoirs de terre promise que content les sept longues nouvelles de Je ne bouge pas d’ici. De retour d’Australie, Riste se débat avec un goulash immangeable et un Skopje devenu hostile ; les savoureuses mûres des forêts macédoniennes plongent Ivana dans l’introspection ; Beti découvre les réalités étranges de l’Arizona où son colérique mari travaille dans un fast-food… Toujours avec son style caustique ravageur, Rumena Buzarovska interroge avec finesse la notion de déracinement, si présente dans un pays marqué au fer rouge de l’émigration. L’autrice se plaît à décortiquer les illusions des rêves américains, elle qui, au gré des engagements de ses parents universitaires, a en partie grandi aux Etats-Unis.

«Les Balkans, c’est la haine de soi»

Tandis que beaucoup d’auteurs du Sud-Est européen rejettent l’étiquette «Balkans», Buzarovska la revendique. Elle préfère ridiculiser ce «complexe d’infériorité vis-à-vis de l’Ouest», comme dans l’ultime nouvelle«Le 8 mars» et son final presque gore autour de la femme de l’ambassadeur américain. «Les Balkans, c’est la haine de soi, et je méprise ce complexe d’infériorité. Je suis fière d’être originaire des Balkans et je me sens en partie yougoslave, grecque, macédonienne…» Les nationalismes revanchards qu’attisent les populistes de la région la répugnent. De Sarajevo à Athènes, cette petite fille de militant communiste exilé après la terrible guerre civile grecque s’emploie plutôt à dénoncer les racismes locaux, ainsi «l’albanophobie» qui ronge la société macédonienne (les Albanais représentent environ 30 % de la population).

Comme tous les Macédoniens, Rumena Buzarovska a été traumatisée par le récent incendie d’une discothèque et la mort par asphyxie de 59 jeunes. Mais cette éternelle révoltée, proche de ses étudiants, espère que la gen Z, «bien meilleure que la nôtre», continuera de manifester contre la corruption meurtrière. Et qu’elle cessera de chercher ailleurs une vie meilleure. «Leurs parents leur ont mis dans la tête qu’ils doivent partir et que l’Ouest n’est que lait et miel, mais ils y seront toujours des pauvres immigrés. Peut-être qu’ils réaliseront que rester vivre en Macédoine peut être super, et qu’il vaut parfois mieux s’investir où l’on vit, plutôt que de s’en aller.»

Rumena Buzarovska, Je ne bouge pas d’ici. Traduit du macédonien par Maria Bejanovska, Gallimard, 272 p., 22,50€ (ebook : 14,99€).

L’article sur le site de Libération.

Les Balkans luttent contre la glamourisation des criminels

Conférence contre le crime organisé et la violence extrémiste à Pristina @ LS

RTS – Tout un Monde – 04.04.2025 – Audio – 5 min

Si les mafias italiennes ou les cartels mexicains sont connus du grand public, les réseaux balkaniques sont aujourd’hui devenus des acteurs majeurs du trafic de cocaïne. Bien implantés sur le continent, ces groupes ultra violents profitent des failles de leurs sociétés inégalitaires et corrompues pour recruter au sein de la jeunesse. Dans la musique comme sur les réseaux sociaux, la figure glamourisée du criminel est d’ailleurs relayée quotidiennement par la pop-culture locale. Face à cette tendance et l’inaction des autorités politiques, les acteurs de la société civile se mobilisent pour lutter contre l’embrigadement des plus jeunes par le crime organisé.

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Le reportage sur le site de la RTS.

En Macédoine du Nord, la jeunesse demande justice face à la corruption meurtrière

« Vos profits, nos vies », manifestation à Skopje à la suite de la tragédie de Kočani @ LS

RFI – L’Europe à midi – 28.03.2025 – Audio – 5 min


Plus de dix jours après l’incendie de la discothèque de Kočani, la Macédoine du Nord panse toujours ses plaies. 60 personnes sont mortes et plus de 180 autres ont été blessées dans l’une des pires tragédies qu’ait connu ce pays des Balkans. La plupart des victimes étaient très jeunes… entre 15 à 25 ans. Passée la période de deuil, la jeune génération dénonce la corruption meurtrière d’un système clientéliste.

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L’Europe, grande absente des manifestations en Serbie 

Plus de 300 000 personnes ont manifesté contre la corruption à Belgrade ce 15 mars 2025 @ LS

RFI – Accents d’Europe – 18.03.2025 – Audio – 5 min

Après cinq mois de mobilisation, les étudiants et les opposants au régime réclament toujours la nomination d’un gouvernement de transition avant l’organisation d’élections. Mais un des traits marquants de ces immenses manifestations est l’absence de l’Union européenne. Au contraire des mouvements de protestation en Géorgie ou en Moldavie, l’Europe n’est pas associée aux revendications pour la démocratie et l’état de droit.

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Le reportage sur le site de RFI.

Malgré une mobilisation historique à Belgrade, Vucic s’accroche au pouvoir

La vitrine vandalisée d’un bureau du SNS à Belgrade @ LS

Libération – 16.03.2025 – Article

Après des mois de contestation contre la corruption, une marée humaine a défilé dans les rues de la capitale serbe, samedi 15 mars. Sans réponse concrète du gouvernement, le pays risque de s’enfoncer un peu plus dans l’impasse politique.

La plus importante manifestation de l’histoire de la Serbie et… rien ne change ? Au lendemain de la démonstration de force des opposants au régime autoritaire et corrompu du Président Vucic, la société serbe semble plongée dans l’inconnu. Selon le décompte de l’organisation indépendante Archive des rassemblements publics, autour de 300 000 personnes, venues de tout le pays, ont déferlé sur Belgrade à l’appel des organisations étudiantes. Elles ont surmonté les obstacles routiers et l’interruption des lignes de bus et de train imposés en dernière minute par des autorités qui criaient à l’imminence d’un coup d’Etat.

L’ampleur de cette mobilisation pacifique – du jamais-vu dans la Serbie moderne – a été reconnue par Aleksandar Vucic en personne qui a tout de suite exclu de quitter le pouvoir. Lors d’une allocution télévisée samedi 15 mars, le soir de la manifestation géante, il a cependant troqué son ton martial et ses menaces de répression pour un discours plus avenant, se disant à nouveau ouvert au dialogue. Mais, brandi à chaque crise dans les médias qu’il contrôle, ce «dialogue» est rejeté en bloc par les étudiants, fers de lance de la mobilisation.

Depuis le début de la contestation, ils ne bougent pas d’un iota sur leurs revendications concrètes qu’ils adressent non pas à la présidence mais aux institutions compétentes (justice, transport, enseignement supérieur…). Cette tactique a permis de dévoiler au plus grand monde l’ampleur de la corruption et du népotisme depuis l’arrivée au pouvoir du SNS, le parti de Vucic en 2012.

Pro-UE et pro-Russes côte à côte

La lutte des étudiants pour la justice et l’Etat de droit est allée si loin qu’elle dépasse aujourd’hui largement le cadre des revendications initiales. Seul le départ du régime en place pourrait désormais faire figure de victoire. Il manque cependant au mouvement une articulation politique. Rejetant toute forme de personnalisation, les étudiants décident en effet de chaque étape de la mobilisation au sein de «plenums», des AG fermées à la presse, où l’horizontalité et la décision démocratique priment.

Peu populaires, les partis d’opposition soutiennent tous le mouvement étudiant mais pâtissent d’anciens scandales de corruption, que le régime n’a cessé d’instrumentaliser ces treize dernières années. A l’image des foules qui défilent dans les rues, ils sont aussi politiquement très divers : allant de la gauche écologiste pro-européenne à des partis ultranationalistes admirateurs de Poutine. Dans une société qui balance depuis longtemps entre aspirations occidentales et sympathies prorusses, les étudiants tentent d’ailleurs de préserver l’unité de ce mouvement pour la justice en jouant sur la fibre patriotique à grand renfort de drapeaux serbes.

La proposition d’élections anticipées proposée par le Président est, elle aussi, rejetée par les étudiants et l’opposition. Avec sa mainmise sur une administration pléthorique et le processus électoral, le parti au pouvoir est accusé de fraudes massives à chaque scrutin. Seule la formation d’un gouvernement apolitique afin de refonder les bases d’un système démocratique pourrait contenter les opposants. Mais le maître de Belgrade s’accroche pour l’instant à son fauteuil et il compte sur le soutien de ses alliés illibéraux à Budapest, à Moscou, et désormais à Washington pour le conserver. Les étudiants sont, quant à eux, déterminés à poursuivre leur combat.

L’article sur le site de Libération.

Le mouvement de boycott des supermarchés s’étend dans les Balkans

RFI – L’Europe à midi – 14.02.2025 – Audio – 5 min


Trois semaines après le lancement de l’initiative par des organisations de consommateurs de Zagreb, un mouvement contre la vie chère s’étend dans toute l’Europe du sud-est. La plupart des pays de la région sont confrontés à une inflation durable et à une forte baisse du pouvoir d’achat. Au Kosovo également, un appel au boycott des grandes enseignes a été lancé.

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